Olivier Swiz

© Muriel Vega

 

Swiz (France) est entré dans la peinture par effraction en 2000 en soulevant la trappe d’un toit parisien pour y apposer sa signature.

Depuis, il n’a jamais cessé de peindre, le plus souvent dehors, explorant tunnels, usines désaffectées, lieux en destruction et tous les interstices que le tissu urbain peut proposer pour y étaler ses lettrages décomposés .

Les configurations chaque fois nouvelles de ces lieux ont été des contraintes qui ont nourri sa peinture.

L’abandon, le silence poétique des espaces découverts et leur histoire conditionnent l’intervention qu’il y fera.

Il aime être le dernier témoin de ce qui, très vite, ne sera plus...

Une manière pour lui de déjouer le destin avant la destruction. Ainsi, en 2012, une de ses installations dans les usines Renault a été choisie pour illustrer la couverture d’un livre recensant les interventions artistiques marquantes dans les lieux abandonnés : «Hors du temps 2», paru aux éditions Pyramid. C’est de cette esthétique de déconstruction qu’est né son travail d’atelier. En marge de son travail sur toile, il construit lui-même ses supports, à l’aide de bois récupéré dans la rue, scié, peint puis assemblé pour élaborer des oeuvres à partir de matériaux voués à disparaître. Ces formes deviennent ainsi matière à transmettre ses mots, phrases et pensées.

https://www.instagram.com/olivier.swiz/