NOBUKO MURAKAMI (Japon) 

« Les sédiments sur notre planète sont à la fois témoins de l’histoire et producteurs de la création. C’est à partir du mélange des éléments du cosmos que jaillissent joyeusement d’innombrables espèces végétales, animales et humaines. Dans le Japon de mon enfance, quand la terre tremblait sous mes pieds, ou ébranlait ma maison, j’ai perçu l’absolue puissance de la Nature. Quand je vois un brin d’herbe pousser dans une fissure de l’asphalte, je perçois la créativité infatigable de l’Univers. 

Ces sédiments passent à travers moi, mouvements et décantations. La créativité de la planète passe à travers mes pieds, mes yeux et mes mains, mon travail »      

                                     
                                                              -Ma sédimentologie-  Nobuko Murakami

 

En venant en France, Nobuko a fait deux voyages, un pour s’éloigner de sa culture, un qui la rapproche de sa culture. S’éloigner des contraintes et des lourdeurs que la culture fait peser sur les femmes et les hommes, le Japon de ce coté une forte personnalité. Se rapprocher de ce qui fait la trame et la matière de la culture, de ce coté, le Japon est consistant. Les forces de la nature sont puissantes dans celle petite île entre deux océans, une terre agitée de tremblements et parcourus de typhon. Le papier, issu du végétal et de l’eau à la place d’un culte des forces de la nature et des pouvoirs humains. Le travail de Nobuko est une méditation sur les forces de la nature : pliages, déploiements, sédimentations, reflets, couleurs, espaces.